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Décès rené urtreger

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Décès rené urtreger

Message #1 par guy19 » Hier à 08:49

Bonjour

Fabad vient de me signaler le décès de René Urtreger. :cry:

Guy
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Re: Décès rené urtreger

Message #2 par PP_65 » Hier à 08:57

Je connais très mal son travail , OK, il y a les séances avec Miles , mais dans un coffret de pianistes jouant les standards , celui-là me plait énormément :
https://www.discogs.com/master/1344293- ... Tentatives
Le coffret :
https://www.discogs.com/release/3900704 ... dard-Visit
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Re: Décès rené urtreger

Message #3 par deslou » Hier à 11:28

Souvenir de plusieurs concerts et puis d'une rencontre au Petit Opportun
grâce à son fils, camarade de Lycée,
pour voir si il accepterait de me donner quelques leçons ou quelques trucs.
La minute accordée dans la cave avant le set fut la meilleure des leçons : travaillez et on verra plus tard ...
A penser risquer de se sentir possiblement en situation d'incrédulité, le mieux ne serait t il pas de souhaiter ne pas délibérément vouloir tenter d'essayer?
Galactron à cause des boutons, grande musique ou chanteurs mais
toujours à fond
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Re: Décès rené urtreger

Message #4 par Asdic » Hier à 12:04

Excellent album de Urtreger avec Niels Hennig Orsted Pedersen  "masters", pas simple à trouver.
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Re: Décès rené urtreger

Message #5 par pat55 » Hier à 12:10

Le tryptique  (et trio) “HUM“ (Humair, Urtreger, Michelot) fut longtemps un de mes disques de chevet (3 albums enregistrés à 10 années d'intervalle et regroupés.



Il fut aussi pianiste de Claude François.
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Re: Décès rené urtreger

Message #6 par PP_65 » Hier à 13:23

Tu me tends la perche , le sessions pour la variété se passaient en général très bien , C. François essayant de savoir, lors de tournées,  où ses accompagnateurs Jazzmen allaient taper le boeuf dans l'espoir de passer à la batterie avec eux ( lu je ne sais plus où) , sauf avec un de ces chanteurs . Je me rappelle Henri Texier en avoir parlé dans ImproJazz sans citer son nom , bien des années plus tard, c'est Urtergrer qui avait lâché le morceau : c'était Distel qui fut pourtant un des leurs , quel être misérable ...
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Re: Décès rené urtreger

Message #7 par peyrerouge » Hier à 13:51

https://nepantla.net/images/texier/Jazz ... ne_646.pdf

"Comment l’histoire se termine-t-elle concrètement ?
On arrive à un point où on n’est plus d’accord. Aldo
veut aller du côté de la chanson pop, deux guitares,
basse, batterie, et lui qui chante. Et moi je voulais
revenir aux origines du projet, à sa dimension plus
bricolo et expérimentale, repartir sur l’idée d’un
groupe de multi-instrumentistes et aller plus résolument dans le côté ethnique en intégrant des flûtes
marocaines, de l’oud, enfin accentuer tout ce côté tribal et universel qui m’attirait. Du coup j’ai décidé d’arrêter les frais.
Dans quel état d’esprit sortez-vous de cette aventure ?
Miné et dans une grande précarité matérielle. Je me
retrouve complètement coupé de la scène jazz, plus
une thune en poche, et sans savoir quoi faire pour
rebondir. C’est alors que le manager du groupe Triangle a signalé à Sacha Distel que j’étais libre. Il m’a
proposé la place de bassiste dans son nouvel orchestre et j’ai accepté l’affaire. Mon premier plan avec
Distel, c’est une télé, “Top à 73”, une émission de
Maritie et Gilbert Carpentier, avec Distel en maître
de cérémonie. Mais pour participer à ce genre de
truc il fallait un smoking, la production ne fournissait pas les costumes, et évidemment je n’en avais
pas. En désespoir de cause, pour ne pas perdre le
plan, j’accepte que Locatelli me prête celui du mariage
de son père, un truc tout rafistolé avec un rond de
tissu dans le dos, et trop court, les manches m’arrivaient aux avant-bras. Et donc je me ramène au studio, la barbe de hippie, les cheveux longs, et engoncé
dans un smoking trop petit. Je suis terrorisé. L’orchestre me regarde arriver comme ça, du coin de
l’œil, le groupe de Distel au premier plan, mais aussi
derrière tout l’orchestre à cordes composé essentiellement d’instrumentistes de l’Opéra de Paris, des
“plumiers” comme on les appelait à l’époque, qui
dans l’ordre des musiciens qui travaillaient pour la
variété constituaient l’aristocratie… Une bande d’affreux. Et là tout de suite je sens les mauvaises ondes
qui passent… Je m’installe totalement tétanisé dans
mon coin et j’essaie de me faire le plus petit que je
peux. Et arrive sur le plateau Stéphane Grappelli. Je
l’avais rencontré à Newport avec Miles Davis mais je
ne le connaissais pas plus que ça. Et Stéphane à’époque, c’était l’idole de tous ces violonistes classiques, ils étaient très impressionnés par sa virtuosité, sa facilité, et je les sens tout frétillants là derrière
moi. Ils se lèvent de leur siège pour le saluer, et lui,
sans leur jeter un regard, il vient droit sur moi, me
prend dans ses bras et me dit  : « Comment vas-tu
mon petit ? Oh ça me fait plaisir de te voir ! Tu te souviens quand on a dîné ensemble avec Miles Davis en
Amérique ? » Alors là, stupeur  ! Silence radio. Respect immédiat de tous les musiciens présents dans
la salle. L’affaire était dans le sac. Comme ça, d’un
coup de baguette magique. Franchement, Stéphane
ce jour-là, je l’aurais embrassé sur la bouche  !
Comment se passe cette période chez Distel  ?
Je vais y rester pratiquement trois ans et ça va être
tout sauf de la rigolade. C’était un mec opportuniste, avec une mauvaise façon de penser. On trimait et faut pas croire qu’on gagnait si bien que ça
notre vie. Je vais résoudre mes problèmes d’argent
grâce à ce plan mais je ne vais pas en amasser. C’est
en travaillant dans les studios qu’on se faisait beaucoup d’argent mais être à la botte d’une star de
variété, de toute façon c’est atroce. On est à disposition. Quels que soient ton talent et ton investissement, tu es à la merci de son égocentrisme et de
son mépris. Tu es son employé. J’ai vécu deux sales
moments dans ma vie, c’est l’armée et cette période
au service de Sacha Distel. Je vais d’ailleurs la terminer en grande déprime. Je ne touchais plus à la
contrebasse, je ne jouais que de la basse électrique…
De temps en temps il m’arrivait de la sortir de sa
housse mais au bout de trois notes j’avais les larmes
qui me montaient aux yeux. Je ne joue plus du tout
avec mes anciens camarades du jazz, je les ai tous
perdus de vue, je suis totalement immergé dans ce
milieu de la variété et je compense au cannabis
comme un malade… Je suis au bord du flip total. Je
vais bosser un peu avec Catherine Ribeiro aussi, au
sortir de chez Distel. Pareil. Atroce. Et d’une telle
pauvreté musicale. C’est pour ça aussi que je
déprime, j’ai l’impression de ne plus pouvoir m’exprimer du tout. Je suis dans une totale frustration.
ppp
PHOTO : GIUSEPPE PINO
« Je vais bosser un peu avec
Catherine Ribeiro aussi, au sortir
de chez Distel. Pareil. Atroce.
C’est pour ça aussi que je déprime,
j’ai l’impression de ne plus pouvoir
m’exprimer du tout. Je suis dans
une totale frustration. »
FÉVRIER 2013 k NUMÉRO 646 k JAZZ MAGAZINE JAZZMAN 45
l’époque, c’était l’idole de tous ces violonistes classiques, ils étaient très impressionnés par sa virtuosité, sa facilité, et je les sens tout frétillants là derrière
moi. Ils se lèvent de leur siège pour le saluer, et lui,
sans leur jeter un regard, il vient droit sur moi, me
prend dans ses bras et me dit  : « Comment vas-tu
mon petit ? Oh ça me fait plaisir de te voir ! Tu te souviens quand on a dîné ensemble avec Miles Davis en
Amérique ? » Alors là, stupeur  ! Silence radio. Respect immédiat de tous les musiciens présents dans
la salle. L’affaire était dans le sac. Comme ça, d’un
coup de baguette magique. Franchement, Stéphane
ce jour-là, je l’aurais embrassé sur la bouche  !
Comment se passe cette période chez Distel  ?
Je vais y rester pratiquement trois ans et ça va être
tout sauf de la rigolade. C’était un mec opportuniste, avec une mauvaise façon de penser. On trimait et faut pas croire qu’on gagnait si bien que ça
notre vie. Je vais résoudre mes problèmes d’argent
grâce à ce plan mais je ne vais pas en amasser. C’est
en travaillant dans les studios qu’on se faisait beaucoup d’argent mais être à la botte d’une star de
variété, de toute façon c’est atroce. On est à disposition. Quels que soient ton talent et ton investissement, tu es à la merci de son égocentrisme et de
son mépris. Tu es son employé. J’ai vécu deux sales
moments dans ma vie, c’est l’armée et cette période
au service de Sacha Distel. Je vais d’ailleurs la terminer en grande déprime. Je ne touchais plus à la
contrebasse, je ne jouais que de la basse électrique…
De temps en temps il m’arrivait de la sortir de sa
housse mais au bout de trois notes j’avais les larmes
qui me montaient aux yeux. Je ne joue plus du tout
avec mes anciens camarades du jazz, je les ai tous
perdus de vue, je suis totalement immergé dans ce
milieu de la variété et je compense au cannabis
comme un malade… Je suis au bord du flip total. Je
vais bosser un peu avec Catherine Ribeiro aussi, au
sortir de chez Distel. Pareil. Atroce. Et d’une telle
pauvreté musicale. C’est pour ça aussi que je
déprime, j’ai l’impression de ne plus pouvoir m’exprimer du tout. Je suis dans une totale frustration.
Comment vous sortez-vous de cette impasse  ?
Il se trouve que grâce à mon épouse, qui a repris un
emploi, je vais avoir l’opportunité de disposer trois
soirs par semaine d’un magnétophone Revox multipiste. C’était un appareil à bandes, de pointe à
l’époque, qui permettait de superposer les enregistrements, de faire du rerecording en somme, et d’accumuler jusqu’à une dizaine de pistes. Et là, je suis
encore chez Ribeiro mais je me sens moins contraint
dans ma tête, je me mets progressivement à rejouer
de la contrebasse, à jouer du oud également, et je
vais commencer à enregistrer sur cet appareil tout
ce qui me traverse l’esprit à partir de ces instruments, des bribes de choses, des lignes de basse,
des petites mélodies que je chante, des petites percussions avec des brosses, des tapis à l’archet… Et
c’est comme ça, dans ce bricolage, que je vais peu à
peu m’en sortir, que je vais sentir naître progressivement les prémices de mon premier album en solo.
Je m’aperçois vite que cet univers qui prend forme,
c’est ce à quoi j’aurais aimé qu’on arrive avec Total
Issue. Mais je constate aussi dans le même temps
que toutes ces choses que je dépose là sur ces bandes
et qui sont précises dans mon esprit, si je demandais à des musiciens de venir les jouer au sein d’un
groupe ce ne serait pas très intéressant, ça manquerait nécessairement d’interplay. C’est pourquoi j’ai
assumé pleinement et jusqu’au bout de faire de cette
expérience une démarche solitaire. A aucun moment
je ne me suis dit que j’allais faire un truc en solo,
cette forme s’est imposée d’elle-même au terme d’un
véritable travail de reconstruction…
Néanmoins c’est l’époque des premiers grands
solos de contrebasse de Barre Phillips et de Dave
Holland. Vous entendez ça à l’époque  ?
Oui, bien sûr, et j’adore ça ! Mais je ne suis pas làdedans. “Amir” sur quoi va déboucher tout ce processus, c’est un disque en solitaire mais ce n’est pas
un disque de basse solo. C’est un disque qui réalise
au contraire tous mes désirs récurrents de multi-instrumentiste et qui essaie de brasser et de rendre
compte de toute l’étendue de mes références et de mes gouts en matière musicale..."
"...No dark sarcasm in the classroom..."
  
                     
  UNE MERVEILLE: LOVE I OBEY   https://www.youtube.com/watch?v=is3ilPcIwFA
  OUVERTURE Mozart: birthday   https://www.youtube.com/watch?v=Qg8q1VjjeWo
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Re: Décès rené urtreger

Message #8 par lupu » Hier à 16:34

pat55 » Aujourd’hui à 12:10 a écrit:Le tryptique  (et trio) “HUM“ (Humair, Urtreger, Michelot) fut longtemps un de mes disques de chevet (3 albums enregistrés à 10 années d'intervalle et regroupés.

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