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Le passé aurait de l'avenir.
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Melodya, hungaroton, supraphon

13 Nov 2025 à 23:18

Bonsoir les discophiles "vinyles" !

Les catalogues des labels des ex-pays de l'Est regorgent d'enregistrements d'artistes prestigieux en vinyle. Leur qualité artistique n'est donc pas en cause. Mais qu'en est-il de leur qualité technique ? Des avis ?? Des enregistrements exceptionnels de ce point de vue ??

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

15 Nov 2025 à 11:24

Salut

C'est sur qu'à l'époque y avait des trucs sympas . Je peux répondre pour Hungaroton principalement même si j'ai eu aussi d'autres labels . Je faisais le plein lors de mes vacances .

Pour le côté technique , ce qui pêchait le plus était la qualité de fabrication pas top , beaucoup de craquements, même les disques neufs sortis de pochette .

A+
Jean

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

15 Nov 2025 à 12:50

Merci beaucoup. D'autres avis ?

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

15 Nov 2025 à 23:49

J'ai quelques Melaudya que je trouve plutôt bien fichus, hormis le cyrillique qui est parfois compliqué à déchiffrer. Ne serait-ce que pour être sûr de ce que l'on écoute.

Et un ou deux hungarton, auquel je ne trouve pas de défauts particulier.
Que du classique pour ces deux labels chez moi.

Il est possible que certains de ces disques utilisent une courbe CCIR et non RIAA. La courbe est identique pour le grave, en revanche le point d'inflexion pour l'aigu est plus haut que pour la courbe RIAA.

A noter qu'en France, Chant du Monde, qui était dans l'écosystème communiste, commercialisait des disques melaudya avec des pochettes françaises. Je dois en avoir un ou deux.

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

16 Nov 2025 à 05:29

je dois avoir une petite cinquantaine de Mélaudia. Souvent de bonne qualité, voir très bonne (en terme de pressage, et si la prise de son l'était elle aussi bien entendu. Je pense à tout mes Richter en particulier.

Hugaroton et Supraphon ne m'ont jamais subjugué, ni particulièrement déçu non plus (mais j'en possède nettement moins)

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

16 Nov 2025 à 09:47

Bon, eh bien voilà, c'est plus clair. Je posais cette question parce que je redoutais un peu que le retard technologique des ex-pays de l'Est  à l'époque ne se retrouve sur  leurs productions discographiques. Je vais me laisser tenter par quelques Mravinsky et autres Richter, d'autant plus que les prix de ces production n'atteignent pas ceux des labels les plus recherchés (Decca, RCA, Mercury etc..)

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

16 Nov 2025 à 13:51

le plus constant en qualité est AMHA les enregistrements de l'ex RDA ETERNA
qui a enregistré les Peter Schreier Kurt Mazur Rudolph Kempe V Neumann Kurt Sanderling......entre autre.
A ne pas manquer le cycle du voyage d'hiver avec S Richter et P Schreier enregistré à Dresde en 1985 par Eterna...
beaucoup d'enregistrements Eterna furent repris par  Berlin classics mais aussi Teldec ( avec qui Eterna a beaucoup travaillé échangé.) DG..
après le catalogue Meylaudia est kolossal...

A+

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

16 Nov 2025 à 16:29

Il y a eu quelques très bons Hungaroton consacrés à de la musique baroque, des concertos pour luth de Vivaldi, un récital de Magda Kalmar aussi, par exemple, célébrés en leur temps par HP dans Absolute Sound.

Personnellement j'ai trouvé les Melodiya (et non Mélaudia) qui me sont passés entre les mains, disons, rugueux.

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

16 Nov 2025 à 17:24

J'ai remarqué qu'Eterna avait souvent édité sous son label des enregistrements parus par ailleurs chez des éditeurs de "l'Ouest"

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

21 Nov 2025 à 10:21

Moi aussi je suis comme Bertrand, je ne trouve pas que ces disques soient mauvais mais il est certain que la courbe CCIR les réveille, en Russie cette courbe a été utilisée jusqu’à la fin des années 80 de ce que j’en sais, pour les autres pays c’est moins clair. J’en ai beaucoup de ces disques ce sont toujours des merveilles.
Dernière édition par vendin le 22 Nov 2025 à 07:53, édité 1 fois.

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

21 Nov 2025 à 11:19

Pseudo » 16 Nov 2025, 15:29 a écrit:Il y a eu quelques très bons Hungaroton consacrés à de la musique baroque, des concertos pour luth de Vivaldi, un récital de Magda Kalmar aussi, par exemple, célébrés en leur temps par HP dans Absolute Sound.

Personnellement j'ai trouvé les Melodiya (et non Mélaudia) qui me sont passés entre les mains, disons, rugueux.

Je possède ce coffret CD
https://www.discogs.com/release/2546894 ... Symphonies
j'avais trouvé ( pas écouté depuis longtemps ) que le son était assez pêchu pour du Classique , c'est peut-être ce que tu qualifies de "rugueux" ^^

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

23 Nov 2025 à 12:19

PP_65 a écrit:
Je possède ce coffret CD Chostakovitch-Kirill-Kondrashine-Les-15-Symphonies. J'avais trouvé ( pas écouté depuis longtemps ) que le son était assez pêchu pour du Classique , c'est peut-être ce que tu qualifies de "rugueux" ^^

Je pensais aux vinyles des années 60-70. Il faut voir que que le remastering a modifié.

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

23 Nov 2025 à 20:19

En vinyle, je ne sais pas trop, mais Eterna c’est Berlin est, avant la chute du mur…

Très branché sur les symphonies de Mahler depuis un bon moment, particulièrement difficiles à enregistrer et encore plus à reproduire de façon crédible, j’ai un faible pour l’intégrale récente du Berliner (1-10) qui entre 2018 et 2022 fait appel à plusieurs chefs, plusieurs preneurs de son. Mais l’ensemble est chapeauté par un certain ingénieur,  René Möller, qui dirige TeldeX (Berlin).
C’est somptueux le plus souvent: la technique de prise de son s’inspire beaucoup de l’arbre Decca et propose une perspective sonore très crédible (si le système le permet), absence d’effet de zoom, respect du timbre dans l’acoustique, plans sonores, etc.

Au même niveau, voir plus haut, les enregistrements du label Eterna de la Staatskapelle de Berlin dirigée par Omar Suitner, enregistrés dans la fameuse Christuskirche (une église transformée en studio d’enregistrement) au début des années 80, en particulier les 2ème et 5eme, fabuleuses musicalement et techniquement, enregistrées en parallèle en analogique et numérique ! Une ambiance incomparable !
On est devant l’orchestre, et à la meilleure place. Quelle régal !

Le Berliner : en particulier les 1,2,5 et 6.

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Les Eterna de la Staatskapelle :

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Re: Melodya, hungaroton, supraphon

23 Nov 2025 à 21:07

Je ne doute pas de la vérité de tes observations. Mais tu parles  d'une période où le bloc de l'Est, encore fermé, avait commencé à reprendre les techniques occidentales.

Si l'on considère la période 50-80, je ne pense pas que les Russes étaient très performants, ni en technique d'enregistrement, ni en qualité de gravure/pressage des vinyles, sans parler de la qualité de la matière.

Là, je pense qu'il y a eu des ouvertures dans les pays dits du glacis, dont les Hungaroton évoqués dans un précédent message.

Et Berlin Est représente tout de même un cas particulier.

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

23 Nov 2025 à 21:33

J’évoquais des enregistrements réalisés par des preneurs de son / directeurs techniques allemands, qui ne misaient pas sur la profusion de moyens (pas de forêts de micros, pas d’énormes moyens de post-production,…) mais qui avaient, c’est vrai, du temps pour peaufiner la prise, sachant que peu de choses pouvait être corrigé à posteriori, et dont les réalisations ont très peu d’équivalents, même aujourd’hui. Écoute les, sur le format de ton choix, et tu t’apercevras de la primauté de la qualité de prise de son pour obtenir l’effacement du système de reproduction et être transporté…

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

23 Nov 2025 à 22:10

Pseudo » 23 Nov 2025, 21:07 a écrit:Je ne doute pas de la vérité de tes observations. Mais tu parles  d'une période où le bloc de l'Est, encore fermé, avait commencé à reprendre les techniques occidentales.

Et Berlin Est représente tout de même un cas particulier.


Il ne faut pas oublier que l'enregistrement magnétique a été développé par AEG dès 1935..
( symphonie N 3 de Beethoven Furtwangler 1944 )

AEG était basée à Berlin....  et était propriétaire de Telefunken....

A+

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

24 Nov 2025 à 16:54

J'ai eu, il y a presque deux décennies un dealer de Skeuds de l'Est Finlandais garde forestier. Je payais tout cela des queues de cerise. Il y a Chez Melodya quelques merveilles connues: Nikolayeva, bien sûr Kogan, Richter, Guilels, et des choses bien cachées.

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

24 Nov 2025 à 17:55

Un vinyle acheté à Moscou au tout début des années 90
Soniquement c'est très correct mais le soin apporté à la pochette  :cool:  (la photo du milieu n'est pas à l'envers ...c'est bien l'impression qui est ainsi)
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Re: Melodya, hungaroton, supraphon

24 Nov 2025 à 19:08

J'ai l'intégrale Bartok  Hungaroton.
Les quatuors sont interprétés par les Tatrai.  
Par les mêmes j'ai également tous les quatuors de Haydn.
Interprétations mémorables.

Re: Melodya, hungaroton, supraphon

24 Nov 2025 à 21:37

Ressorti aujourd'hui des Supraphon, Neumann  et Ancerl dans Dvorak, en report CD.

Dire que cela m'a collé le bourdon serai rester au-dessous de la vérité: aigus genre scie musicale, spatialisation erratique, son gris: bienvenue en dépression! Quelle horreur! A oublier au plus vite!

Pour ajouter au bourdon, le Guide Diapason estimait que l'interprétation de la 9e de Dvorak par Ancerl était top  :eek:

Cela m'a ramené dans les années +/-70, quand je me demandais si la musique enregistrée avait un avenir...: minces 33T gondolés, prises de son bâclées, répertoire étriqué. Heureusement, ensuite sont venus Astrée, les rééditions Chesky, et quelques autres. Ce paysage morose a contribué au succès du CD.

-- 24 Nov 2025, 21:43 --

ABF » 23 Nov 2025, 20:19 a écrit:En vinyle, je ne sais pas trop, mais Eterna c’est Berlin est, avant la chute du mur…

Très branché sur les symphonies de Mahler depuis un bon moment..

Suitner n'a jamais été un de mes chefs de choix, et sans discuter de son interprétation, je trouve la perspective sonore de sa 5e , écoutée sur Qobuz, comment dire, sinistre.

P.S.: en poursuivant l'écoute, son approche "motorique" ne me convainc pas davantage.
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