Le passé aurait de l'avenir.
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Les mondes de la lecture mono

06 Jan 2026 à 23:13

Bonsoir,

Je voulais partager mes récentes découvertes sur le monde de la lecture mono dans l'univers microsillons (pour les "nuls").

Toute correction ou amélioration sera la bienvenue.

Je vais tenter d'être concis et bref, mais permettre d'enlever des voiles que d'aucuns auraient peut être eu, tel que je les ai eu moi même jusqu'il y a peu.



La gravure à commencé avec le 78 tour, mais je ne vais pas en parler, ce n'est pas le sujet que j'ai étudié.

Le microsillon est arrivé vers 1948. C'était du Mono, les modulations de la "tête de gravure" étaient latérales, et la taille du sillon d'un "Microgroove" d'un millimètre. (1,0 mm)
Selon les entreprises de gravure/pressage, le premier changement à eu lieu autour de 1955, il paraîtrait que les derniers retardataires seraient arrivé vers 1958.
=> Ce changement à été de diminuer la taille du sillon de 1,0 mm pour 0,7 mm. J'imagine que cela permettait de gagner du temps de lecture pour chaque façe. peut-être qu'il y a eu d'autres raisons à ce changement, de l'ordre de découverte et/ou progrès mécanique/phyique/indutriels favorisant cette percée.

Donc, jusque là, tout les disques sont donc gravés avec des têtes de gravure pensées et fabriquées pour "imprimer" un signal Mono latéralement.

Puis, alentour de 1948/49, il doit arriver dans les tuyaux les prototypes sérieux de la gravure stéréo, et elle sortira "dans les bacs" vers 1962.
(grosso merdo, selon les labels/maison de disque.Je crois qu'il y a eu quelques sorties "d'avant garde" en 1958 chez Colombia, de mémoire)

Dans période donnée, les consoles/machines à graver les laques en Mono se font alors remplacer petit à petit (entièrement ou partiellement, je n'en sais rien) par des machines à graver de la stéréo.
Et la stéréo, c'est une gravure latérale ET verticale.

Jusque là tout le monde va me dire, on le sait déjà.
Mais la zone de flou arrive, je vous rassure cher lecteur : je n'écrit pas tout cela pour étaler des poncifs sans raisons.

Donc, la gravure stéréo arrive sur le marché, et remplace petit à petit toutes les anciennes installation professionelles dédiées aux gravures, on remplace les têtes de gravure, les machines, bref : Le mono se fait balayer par la Grande Stéréo.

C'est le début des prises de son Stéréo, les ingé-son expérimentent, et le public découvre petit à petit la stéréo (s'il est audiophile, ou disons au moins un minimum curieux, technophile (et peut être aussi, un peu aisé).
Mais durant les débuts, la majorité des mélomanes est équipé de matériel Mono, incluant donc des cellules Mono, 1ère ou seconde génération (1,00mm ou 0,7mm).
Donc, toujours équipé de cellules à lecture de mouvements uniquement horizontaux)

Les labels / maisons de disques sont face à un dilèm: Sortir les nouveaux albums en Stéréo uniquement, ou uniquement en Mono ? ou les deux ?
J'imagine que ces choix se faisaient en fonction de leur public cible, leur budget, leurs ambitions et esprit d'aventure.

Petit à petit le Mono disparaîtra.
Vers 1970, je pense qu'on peut dire que la disparition est quasiment actée mondialement.

Et à partir de là, tout sera enregistré, pensé en terme de prise de son et de lecture, en stéréo, et gravé ainsi.



De nos jours, mais même avant, depuis que des mélomane audiophiles (un minimum) existent, beaucoup d'entre eux veulent écouter les disques (originaux ou non), et les enregistrements, tels qu'ils ont été pensé pour, et dans leurs meilleurs version d'eux même.

Et il se trouve que c'est un peu de l'archéologie technophile demandant un peu d'approfondissement.
Pour ma part, j'ai du défricher quelques zones sauvages pour avoir enfin une vue dégagée et plus ou moins limpide.

J'essai de faire court et synthétique désormais (EDIT j'ai pas réussi haha) :

Ma recherche de compréhension logique pour écouter au mieux l'ensemble de ma discothèque de disque allant d'originaux de 1950 à aujourd'hui, incluant des reppress de toute époque, jusqu'au derniers repress audiophiles (Tone Poet, Anlalogue production, Music Matter, etc.) m'a amené à entendre/lire des données contradictoire nombreuses, et c'est fondamentalement la raison pour laquel je partage ce petit billet "pour les nuls" sur le Mono dans tout ses états.

Donc, je veux lire au mieux mes disques.

Déroulé du tableau d'ensemble
J'ai déjà deux familles distincte évidente :

1- Les gravures Stéréo.
C'est indiqué sur les disques au début de 1962, puis lorsque tout sera stéréo vers 1970, plus besoin de l'indiquer même si beaucoup le feront encore quelques années, et d'autre pour le style du label.
 Pour celles là, la cellule Stéréo s'impose, sauf si je préfère tricher en retrouvant le mixage mono original lorsque la prise de son était pensée pour le Mono (cela était courant au début de la stéréo, mais cela dépend de l'ingé son de l'époque, et vos goûts.
Pour lire un stéréo en mono, on peut "mélanger" les deux signaux, à différents endroits de la lecture (Depuis la cellule elle même, jusqu'au préampli / ampli intégré)

2 - Les gravures Mono
Et là, c'est le fameux trou du lapin blanc.  :eek:

-Taille du sillon :
Comme j'ai au dessus, les premier 33t étaient mono, jusqu'en 1962 environs. Avec deux tailles de sillons: 1,00 mm de 1948 à 1955 en moyenne, et ensuite 0,7mm de 1955/58 jusqu'à nos jours.

Pour ces disques d'un millimètre, on dit chez Miyajima et à peu près partout que pour faire parfaitement, il faut logiquement acheter une cellule comme à l'époque, c'est à dire Mono (une seule bobine) avec peu de mouvement verticaux, pas de réaction électriques à ceux-ci, et d'un diamant d' 1,00 mm.
Ensuite, pour la seconde version des gravures mono faites avec machine prévues pour graver en mono, même chose, cellule mono, mais taille de diamant de 0,7mm.

Mais ensuite, à partir de 1962, 63, tout les labels/maisons de disques ont remplacés leurs machines à graver les laques en Mono par des machines à graver en Stéréo.

Hors, la majorité du public dans les années 60's avaient encore des platines équipées de cellules mono. (De vrais cellules mono, avec peu de compliance (souplesse) verticales, et qui demandaient une force d'appui plus élevée pour des raisons multiples je crois, que je ne vais pas me risquer d'expliquer ici)

Le choix fait des maisons de disques à été de sortir des disques mono en parallèles des nouveaux disques stéréos.
Mais je doute qu'ils aient longtemps conservés deux consoles à graver et d'alterner l'une et lautre (une pour les mono, et l'autre pour les steréo.).
Ce que j'ai lu, c'est qu'ils envoyaient simplement le signal à graver en mono en "double" (L et R) à la machine, et qu'elle faisait le reste tout seule comme une grande.

Pour les amateur de lecture mono, vous aurez peut être saisie mon questionnement.
Et ni mes lectures ici, ni mes diverses recherches google, ni même les explications des fabricants de cellules (Miyajima inclus) que j'ai pu lire n'ont répondu à ce questionnement. (Bon, je ne parle pas japonais mais quand même.. )

Pour parler plus en détail de mon questionnement, je dois parler du "renouveau" des cellules mono depuis que la stéréo est arrivée, donc des années 70's jusqu'aujourd'hui.
Et c'est pas simple, car il s'agit aussi du "renouveau" des pressages / éditions de disques Mono (donc des repress à partir des années 70's, ou bien des pressages d'époque durant la période grise où la gravure mono co-existait encore avec la gravure stéréo (1962=>1970)


Petit débrief résumé de ce que j'ai lu (et + ou moins cru) ces dernières années sur le sujet (et qui m'a un peu perturbé car lorsque je ne comprend pas quelque chose, je n'arrive pas à avancer) :

-Il existe aujourd'hui plusieurs manières de lire un disque 33t mono
-Il existe plusieurs "type" de disques mono.

Je commence par les disques (ou plutôt, je continue) en faisant un déroulé du 33t global

-33t microsillons de 1,mm (1948=>1955) MONO uniquement.
-33t microsillons de 0,7mm (1955=>1962) MONO uniquement.
-33t microssillons de 0,7mm, gravés avec de machines nouvelles, qui gravent donc aussi la Stéréo. MONO ou STEREO.
==> dans cette famille, il y a donc des Stéréo, et des Mono :

1- Les pressages stéréo, de 1962 jusqu'au temps présent :
La stéréo en gravure n'a pas changée, sauf quelques tentatives avec le Quadraphonic, sans succès. Si j'oublie une autre tentative farfelue, n'hésitez pas à la partager.

2- Les pressages Mono depuis l'ère de la Stéréo naissante (après 1961) jusqu'au temps présent. Ils sont tous gravé en 0,7mm sauf exception exceptionnelles anecdotiques. On peut les diviser tout de même en deux familles :

a) Certains pressages mono de 62, et probablement tout les pressages mono à partir de 1963 jusqu'en 1970, qui sont souvent assez bruyants sur nos cellules Stéréo. Crépitement, parasites comme de la poussières, même en nettoyant à fond le disque.

b) Les pressages mono de disons, les environs 1970 jusque nos jours. Il y aurait une différence entre les pressages mono des années 70's jusqu'à aujourd'hui, et ceux d'entre 62 et 70) Mais laquelle, s'il y en bien une ?
Mais l'écoute me le montre assez souvent pour soulever la question à mon avis.  Alors..la raison ? L'expérience des ingé-son ? Un/des changements dans les méthodes de pressage ? du mastering ? de gravure de laque ?
Peut être un peu de tout cela mélangé..

Maintenant les cellules :

1- les cellules stéréos :
Je passerais sur la cellule Stéréo, elle est bien documentée et satisfait tout les goûts, et toutes les couleurs. Deux bobines (ou aimants) mobiles, et roule ma poule.

2 - Les cellules mono
Au delà des cellules vintage d'époque, nous avons plusieurs type de cellules mono que les fabricants ont produits :

a) Il existe des fabricants majeurs de cellules, ayant produit des modèles plus ou moins cultes, qui ont longtemps été produits, et disponibles en version "true mono"  (une seule bobine, et choix de diamant 1,00mm ou 0,7mm)
Je pense aux SPU, etc)

b) Il y a eu des cellules stéréo qui fusionnaient les deux canaux (L + R) pour sortir le son en mono. On dit que cela permettait de ne pas abîmer les disques stéréo s'ils étaient gravé en stéréo sans qu'on le sache, ou en cas d'erreur, grâce à leur souplesse verticales de cellules stéréo. Logique. Beaucoup de fabricants modernes ont fait ainsi. En général, les marques assez HDG.

c) Il y a les cellules mono de par leur non-prise en compte du signal vertical, avec une ou deux bobine (Par exemple, l' AT33 mono, qui en a deux je crois bien)

d) Et Il y a les VRAIS cellules mono : Une seule bobine, peu de souplesse verticale, pas de prise en compte électrique des mouvement verticaux gravés sur le sillon.

J'oublie / manque d'autres variantes sans doute, mais grosso modo voilà les cellules mono.

Mon point, la raison de mon billet (long malgré tout  :redface: ) est le suivant : Miyajima, les seuls à ce jour qui fabriquent de VRAIS cellules mono sur le marché grand public mondial, propose deux tailles de diamant pour les celulles mono de leur catalogue :  des diamants de 1,00 milimètres, et des diamants de 0,7.
Les 1,00 mm sont pour les disques mono de 1948 à 1955/58, selon les disques, cela doit s'entendre, sinon se retrouver selon le poid du disque, et à l'oeil (largeur des sillons, leur apparences)

Et pour les 0,7 mm de Miyajima , ces derniers préconisent de les utiliser pour lire les disques Mono depuis les premiers mono de 1955/56 gravé en 0,7mm, mais aussi, que l'on pourrait lire avec, et donc sans danger pour les disques, des mono gravé à l'ère de la stéréo naissante, et jusqu'à aujourd'hui (les Tone Poèt, Music MAter, les OJC des années 80's,  en passant par les pressage japonais des années 70's / 80/ 90's. etc. etc.)

Et depuis longtemps maintenant, je me suis toujours demandé pourquoi.

Car il me paraissait logique de ne pas mettre une cellule à compliance forte (pas souple du tout) et à préférence de mouvement horizontaux sur un disque gravé avec des tête de lecture stéréo (donc tout disque depuis 1963 environs.. du fait de sa gravure horizontale Et verticale.
Cette forte compliance des anciennes cellules mono, qui se fichent de lire les variations verticales du sillon, et donc  .. comme les Miyajima True Mono ( Ils recommandent d'ailleurs 3,5 grammes de force d'appuis) devrait bel et bien endommager à la longue, les gravure modernes ???  :surprised:

J'ai finalement trouvé la réponse à ce mystère, qui divisaient en filigrane les avis des amateurs de mono que je lisais depuis des années.

Et même s'ils se mettent souvent d'accord, il y avait quand même trop souvent une grosse grosse zone de brouillard qui s'abattait sur mes pensées lorsque je lisais des conseils sur la "bonne manière de lire des disques mono", ou le bon usage de telle ou telle cellules.

EDIT. Ma réponse ne passe pas, manque de place, donc suite après une réaction  :surprised:
Dernière édition par Lupo le 07 Jan 2026 à 00:20, édité 3 fois.

Re: Les mondes de la lecture mono

06 Jan 2026 à 23:44

En fait, Lupo, je crois que c'est RCA qui a enregistré en stéréo depuis 1954 et commercialisé les premiers microsillons stéréo en 1958.

En première approche, je n'ai rien trouvé de mieux que cet extrait de wikipedia, mais je crois me souvenir qu'Absolute Sound avait publié une histoire de la naissance de la stéréophonie discographique beaucoup plus précise.
La diffusion des tourne-disques remplaçant les anciens gramophones mécaniques rend possible le disque microsillon. Le système Blumlein, avec gravure horizontale et verticale, ne fonctionne pas avec les lourdes têtes de lecture des gramophones mécaniques ; rien ne s'oppose à son adoption sur le nouveau disque à lecture électrique. L'ingénieur son et inventeur Emory Cook présente le microsillon stéréophonique à l'Audio Fair de New York en 1952[9],[10]. Dans les années qui suivent, on enregistre pour la première fois de la musique symphonique en stéréo. Les premières ventes de disques au public ont lieu en mars 1958[8], il s'agit de Johnny Puleo and his Harmonica Gang Volume 1 (AFSD 5830), Railroad – Sounds of a Vanishing Era (AFSD 5843), Lionel – Lionel Hampton and his Orchestra (AFSD 5849) and Marching Along with the Dukes of Dixieland Volume 3 (AFSD 5851)[11].

Le disque est mono-compatible grâce à l'orientation de la gravure. Les tourne-disques monophoniques sont sensibles uniquement au déplacement latéral de la pointe transcrivant ainsi la somme des canaux droite et gauche.

En 1958, Antal Dorati enregistre sur disque microsillon stéréophonique l'Ouverture solennelle 1812 avec l'Orchestre symphonique de Minneapolis, puis en 1960 la Victoire de Wellington avec l'Orchestre symphonique de Londres. Dans les deux œuvres, la stéréophonie permet de rendre l'effet obtenu en concert d'opposition entre les deux camps des guerres napoléoniennes. Ces deux enregistrements effectués par les ingénieurs du son de Philips Phonografic Industries furent les premiers à faire date dans la distribution au grand public

Re: Les mondes de la lecture mono

07 Jan 2026 à 00:12

Ah, merci pour cette info intéressante Pseudo  :wink:
J'ai encore de la lecture à faire, mais j'ai eu bon de mémoire, la sortie du disque, c'est 1958   :cool:

Bon, voilà qui me permet de finir en apportant ce que je veux apporter qui est pour moi une révélation, un soulagement, une explosion de joie par la pulvérisation du dernier mystère !
Et c'est Chat GPT qui m'a permit de remuer la terre entière pour trouver La réponse définitive. La voici :

au fil de ma discussion avec le "Chat GPT", il me dit : "Un disque mono gravé avec une tête stéréo ne “cache” aucune musique dans le vertical."

Après un petit échange intéressant, je trouve les sources de cette affirmation, je les partages ci dessous :

Preuves et explications (claires et vérifiables)


1- Principe 45/45 — comment la somme mono devient latérale
Les systèmes 45/45 (Blumlein / Westrex) utilisent deux coils/pôles inclinés à 45°. Lorsqu’on envoie le même signal identique sur les deux canaux et que la polarité d’un coil est inversée dans la chaîne de coupe, les composantes verticales s’annulent et la résultante mécanique est uniquement latérale. Autrement dit : on peut couper du mono avec une tête stéréo en envoyant L = R et en tenant compte de l’inversion de polarité. Explication technique et schéma du principe 45/45 : 80Hertz (Mastering For Vinyl).


2- But historique : compatibilité mono/stéréo
Lors du développement du 45/45, l’un des objectifs explicites était la rétro-compatibilité avec les cellules mono. Les documents historiques et synthèses techniques précisent que la géométrie et le câblage ont été pensés pour que les mono restent corrects sur les platines mono existantes. SST-FFM (FAQ technique sur les 2×45°) résume ce point.
Lien: sst-ffm.de

3- Pratique de gravure réelle — envoi du même signal aux deux bobines
Des descriptions de mastering / de pratique de coupe indiquent explicitement la méthode : pour graver du mono sur une tête stéréo on alimente les deux bobines avec le même signal, et la configuration matérielle (polarité) du système produit une coupe latérale constante. Voir l’explication pédagogique « How the stereo head can cut a mono groove » (Mastering History / 8481Melrose).


4- Textes techniques / manuels de disc mastering
Les manuels de disc mastering et livres techniques précisent que les têtes mono classiques bougent latéralement et que les têtes stéréo 45/45 codent L+R en latéral et L−R en vertical. Le manuel « Basic Disc Mastering » (Larry Boden) décrit la coupe mono comme une translation latérale continue — fondement technique du propos.
worldradiohistory.com

Sources pédagogiques modernes (mastering blogs / guides)
Guides récents et articles pratiques (Sessionville, SwiftMastering, 80Hertz) reprennent la même explication : « en mono, toute l’information est codée en latéral ; dans un système 45/45 la somme L+R est latérale ». Ces articles sont utiles comme synthèse moderne et pédagogique.




Extrait synthétique

=> Technique : 45/45 = deux axes à 45°, polarité inversée sur une voie dans la chaîne de coupe.

=> Opération : envoyer L = R → résultante mécanique = mouvement latéral uniquement.

=> Conséquence : un disque « gravé en mono » avec une tête stéréo est fonctionnellement latéral (donc compatible avec cellules stéréo et, selon la conception mécanique, compatible avec certaines cellules mono si la compliance verticale existe)


Voilà pour Chatinou GPT.
Je conserve encore quelques questionnement notamment sur la fin. Quid de lire un disque mono récent (après 1962 pour être sûr) avec une cellule mono sortie en 1959 par exemple.
Le disque mono récent devrait finalement très bien se porter, non ?

Re: Les mondes de la lecture mono

07 Jan 2026 à 11:02

Les dimensions du sillon sont en micromètres, pas en mm :
Largeur du sillon :  
   Disque microsillon (LP, 33⅓ t/min) : environ 50 à 80 micromètres (µm)  
   Disque 78 tours (ancien format) : environ 150 micromètres (µm)

Re: Les mondes de la lecture mono

07 Jan 2026 à 11:57

Bonjour,

Un site spécialisé existe et il est en Français : http://78tours.com/index.html

On y trouvera nombres d'informations importantes sur tout ce qui touche à ce domaine.

Salutations. Tony

Re: Les mondes de la lecture mono

07 Jan 2026 à 18:07

Merci pour cette page passionnante  :wink: !

J'ai beaucoup de pressage Ace of Records Decca chez moi. C'est une lecture que j'aime beaucoup.

Je pense que mon plus vieux disque stéréo est celui ci



Belafonte At Carnegie Hall: The Complete Concert enregistré les 19 et 20 avril 1959 au Carnegie Hall.
Pressage américain RCA Victor – LSO-6006 de 1959.

Honnêtement les deux disques sont plus proches du NM que du VG+. La plupart des titres passent sans bruit et avec une précision incroyable  :eek:
Je sais de par mes lectures sur ce sujet que le disque était sorti pour Noël 1959. J'ai un pressage japonais des années 70. Il faudrait que je compare.

J'ai également un pressage de Ella Fitzgerald Sings Songs From Let No Man Write My Epitaph  - Verve Records – V6-4043 qui est sorti pour le Noël 1960


Ce disque est en très bon état. Plus probablement VG+ que NM. C'est intéressant parce que je peux le comparer au pressage original sorti en même temps qui est Mono.

Sincèrement la Stéréo est excellente. J'ai deux exemplaires de la réédition de 1995 neuves. Et si le grain du premier pressage stéréo est intéressant, cette réédition est loin d'être moche.

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 09:00

MAZZONI » Hier à 11:02 a écrit:Les dimensions du sillon sont en micromètres, pas en mm :
Largeur du sillon :  
   Disque microsillon (LP, 33⅓ t/min) : environ 50 à 80 micromètres (µm)  
   Disque 78 tours (ancien format) : environ 150 micromètres (µm)


ah, merci de cette précision, j'était dans les choux !

Donc j'ai clarifié, j'ai été induit en erreur par le "mil" indiqué par les fabricants de cellules, qui parlent en fait, en pouces du fait des origines historiquement à prédominance anglo-saxon du sujet.

Donc, 1 mil = 0,001 pouce = 25,4 µm (micromètre) = O,0254 millimètres.  => pointes de lecture mono conseillées pour les monos de 1948 à environs

Et 0,7 mil = 0,007 pouces = 18 micromètres => la taille des pointes à partir de la fin des années 50's.  selon les fabricants, ce sera 1955, ou un peu après.

Et ce sont les largeurs (0,7 mil ou 1,0 mil) du rayon imaginaire de la pointe ( imaginaire, vu que la pointe n'est jamais une boule/sphère parfaite).

j'ai trouvé que la largeurs des sillons n'aurait jamais été standarisé au départ, que la sortie des premiers LP microsillons s'est "cherchée" jusqu'au milieu des années 50's.  Raisons de la difficultés de définir avec certitude un Lp pressé en microsillon 1ère ou seconde génération.

Les largeurs des sillons eux, sont passées progressivement de 3,1 mil en 1948, jusqu'à 2,2 mil vers 1955, avant d'arriver à la standardisation (et donc du moment où il est conseillé d'utiliser les cellules mono modernes, de 0,7 mil) qui est 1,8 mil.
Taille toujours valide de nos jours. (la taille de 1,8 est un peu une moyenne basse dominante, cela varie selon l'information musicale, entre 1,8 et 2,2 mil.


Tron_ic a écrit:Bonjour,

Un site spécialisé existe et il est en Français : http://78tours.com/index.html

On y trouvera nombres d'informations importantes sur tout ce qui touche à ce domaine.

Salutations. Tony


Merci, toujours utiles d'approfondir  :wink:


lcartau a écrit:Merci pour cette page passionnante  :wink: !

J'ai beaucoup de pressage Ace of Records Decca chez moi. C'est une lecture que j'aime beaucoup.

Je pense que mon plus vieux disque stéréo est celui ci

[ Image ]

Belafonte At Carnegie Hall: The Complete Concert enregistré les 19 et 20 avril 1959 au Carnegie Hall.
Pressage américain RCA Victor – LSO-6006 de 1959.

Honnêtement les deux disques sont plus proches du NM que du VG+. La plupart des titres passent sans bruit et avec une précision incroyable  :eek:
Je sais de par mes lectures sur ce sujet que le disque était sorti pour Noël 1959. J'ai un pressage japonais des années 70. Il faudrait que je compare.

J'ai également un pressage de Ella Fitzgerald Sings Songs From Let No Man Write My Epitaph  - Verve Records – V6-4043 qui est sorti pour le Noël 1960
[ Image ]

Ce disque est en très bon état. Plus probablement VG+ que NM. C'est intéressant parce que je peux le comparer au pressage original sorti en même temps qui est Mono.

Sincèrement la Stéréo est excellente. J'ai deux exemplaires de la réédition de 1995 neuves. Et si le grain du premier pressage stéréo est intéressant, cette réédition est loin d'être moche.


Ah de bien beau disques (Les pressages originaux, quand ils sont bon, c'est quelque chose. Des machines à graver qu'on ne possède plus ? La qualité des matières ?

Cela reste un mystère, multi-causal sans doute.

Je vais regarder si j'ai beaucoup de Decca Ace of Records

J'attend une SPU en 1,0 mil  pour sortir et jouer de très vieux classiques (la musique). J'aimrais bien prendre des Jazz mono mais en bon état, c'est toujours un bras.
Il paraît que le son d'un disque mono de 195** est incroyablement lisible même lorsque les disques sont en état très moyen, voir très mauvais. Tu as une expérience de cela (avec en lecture donc, une vrai cellule mono) ?

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 09:30

"Ah de bien beau disques (Les pressages originaux, quand ils sont bon, c'est quelque chose. Des machines à graver qu'on ne possède plus ? La qualité des matières ?"

A de  rares exceptions, les pressages originaux sont plus bruyants que les rééditions récentes, en raison d'un vinyle de moins bonne qualité. Je possède un certain nombre d'originaux Mercury Living Presence, RCA Living Stereo  en parfait état ainsi que leurs rééditions modernes, eh bien les rééditions Speakers Corner, Analogue Production sont nettement meilleures de ce point de vue. C'est un peu moins vrai, toujours selon mes oreilles pour les disques Decca / London. C'est vrai aussi pour les rééditions japonaises dont la fabrication est en général particulièrement soignée. C'est en tous cas ce que je tire de ma propre expérience.

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 10:20

MAZZONI » Hier à 11:02 a écrit:Les dimensions du sillon sont en micromètres, pas en mm :
Largeur du sillon :  
   Disque microsillon (LP, 33⅓ t/min) : environ 50 à 80 micromètres (µm)  
   Disque 78 tours (ancien format) : environ 150 micromètres (µm)


Salut Hervé.
Je ne crois pas d’après mes connaissances que cela soit les bonnes dimensions.
Pour les 78t suivant les époques c’est 100 microns ou micromètres puis 80 et enfin 60 et pour les microssillons 20 et 17. Les tailles anglaises écrites 0,7 sont en réalité 0,0007 inch. Pour les 78t 60 et 80 sont 0,0025 et 0.0030, les miens pour lire un peu plus haut sur une partie pas abîmée par les pointes sont 0,0028 et 0,0035.

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 13:04

Oui, je ne mets pas ma tête à couper sur ces valeurs. Le mélange d'unités impériales et ISO apporte une grande confusion.

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 14:22

De mémoire, EMT propose une pointe sphérique de 65 µm pour les pressages anciens et de 25 µm pour les plus récents.

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 14:33

Pseudo » il y a 6 minutes a écrit:De mémoire, EMT propose une pointe sphérique de 65 µm pour les pressages anciens et de 25 µm pour les plus récents.

Oui, cela correspond à ma 0,0028. Cela ne concerne malheureusement que les disques d’après guerre. La taille la plus intéressante est la 0,0030 ou 0,0035 qui couvre la période du début de l’enregistrement électrique jusqu’à la guerre et qui est la période la plus dense en terme de disques intéressants même si bien sûr il y en a eu aussi après.

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 14:44

Vérification faite, EMT propose 3 dimensions: 15, 25, 65 µm. Cela ne répond pas à tes besoins de collectionneur.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 14:55

Pseudo » 08 Jan 2026, 13:22 a écrit:De mémoire, EMT propose une pointe sphérique de 65 µm pour les pressages anciens et de 25 µm pour les plus récents.

J'ai une petite Benz mono pour laquelle il était proposé aussi des diamants de différentes tailles . Ne me demande pas comment ça fonctionne, je crois avoir écouté quelques faces mono avant de la ranger il y a pas mal d'années .

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 15:21

Pseudo » il y a 23 minutes a écrit:Vérification faite, EMT propose 3 dimensions: 15, 25, 65 µm. Cela ne répond pas à tes besoins de collectionneur.[ Image ]


15 correspond plutôt à du microsillon et je me demande si 25 ne correspondrait pas au Deutch gramophone à gravure variable, procédé intéressant qui constituait à diminuer le pas de la gravure pour gagner de la place, et pour que les graves ne chevauchent pas une deuxième tête de lecture située légèrement en amont les détectait et augmentait le pas du burin graveur pour faire de la place. On gagnait 2 à 3 minutes par face mais les enregistrements étaient sur bandes et moins bons que la traditionnelle gravure direct.

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 15:26

En tout cas, "mon" EMT mono refaite par anamighty a une pointe de 25 µm.

Je ne l'ai pas remontée depuis un temps certain: après des manipulations malheureuses, j'évite le plus possible de changer de porte-cellule (ou de "Tondose", en l'occurrence).

Certaines éditions des enregistrements de Clara Haskil ont subi le sauvage procédé de la "stéréophonisation artificielle"en vogue dans les années 60: les lire avec une cellule monophonique permet de gagner en naturel.

Re: Les mondes de la lecture mono

Hier à 15:48

micbog » 08 Jan 2026, 09:30 a écrit:"Ah de bien beau disques (Les pressages originaux, quand ils sont bon, c'est quelque chose. Des machines à graver qu'on ne possède plus ? La qualité des matières ?"

A de  rares exceptions, les pressages originaux sont plus bruyants que les rééditions récentes, en raison d'un vinyle de moins bonne qualité. Je possède un certain nombre d'originaux Mercury Living Presence, RCA Living Stereo  en parfait état ainsi que leurs rééditions modernes, eh bien les rééditions Speakers Corner, Analogue Production sont nettement meilleures de ce point de vue. C'est un peu moins vrai, toujours selon mes oreilles pour les disques Decca / London. C'est vrai aussi pour les rééditions japonaises dont la fabrication est en général particulièrement soignée. C'est en tous cas ce que je tire de ma propre expérience.


Salut Michel. Oui dans la majorité des cas tu as raison. Et tu as aussi raison de le dire parce que mes deux exemples pourraient signifier l'inverse.
C'est totalement vrai pour les disques pressés avant 1967 dans la plupart des pays: le matériau vinyle est beaucoup plus fragile. à partir de 1978, la plupart des pays sauf le Japon et la Corée utilisent des disques recyclés pour en presser de nouveau. C'est une des raisons du sourcing de ma collection de disques Jazz.

En revanche, je ne vais pas me faire des amis, mais Speakers Corner et Analogue Production c'est très bien pour remplacer des pressages originaux bruités (notamment Riverside, Contempory, les Top rank et les Blue Note) mais c'est souvent très très en dessous face aux pressages japonais des Séries Verve (20XX, 25XX, 40XX, et même 18MJXX et 20MJXX), aux Sony séries 20AP et 25AP, et aux Prestige et Pacific Records des années 70 et 80. Idem pour les pressages Decca, Mercury (attention certains SFX sont fragiles) Savoy des années 90 (les Sony des années 70 reprennent avec Bonheur les Savoy les plus connus).
Bref, Speakers Corner et Analogue Production, c'est comme Tone Poet. C'est merveilleux en comparaison tant qu'on n'a pas écouté autre chose. Je me rappelle d'une écoute chez Cédric à Lille de la réédition Speakers Corner du Peterson Trio We Get Request face au pressage japonais Verve 4001, c'était à pleurer. J'avais laissé ma copie à Cédric qui était dépité en cadeau.
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