telonioos a écrit:C’est toujours un plaisir de voir tes réalisations Bricoleur.
Hâte de te lire.
Merci
Pour la petite histoire, cet appareil a été importé du Japon par la personne qui me l'a vendu, mais comme disent les rosbifs "
Don't bite off more than you can chew'" : il s'est rapidement rendu compte qu'il serait incapable de le faire fonctionner lui-même et encore moins de le confier à un réparateur étant donné le budget à engager. Au tarif horaire actuel, et à condition de trouver un tech' réellement compétent, c'était économiquement non viable.
D'après ce que j'ai pu lire Marantz n'a semble-t-il fabriqué que 1000 exemplaire de ce modèle entre 1972 et 1976. Seulement 5 auraient été importés en France, et 2 en Allemagne, prix de vente pharaonique et fiabilité douteuse des premiers modèles aidant. Sous nos latitudes l'engin est donc plus rare que du crottin de cheval en bois, d'où le double intérêt qui m'a motivé : la sauvegarde d'un objet rare, et le défi car c'en est un.
De nombreux témoignages d'anciens techniciens de SAV Marantz racontent la propension de cet ampli à exploser ses transistors de sortie très rapidement, les clients revenant en garantie après avoir écouté seulement deux plages de leur vinyle favori. La raison en est assez simple : les Motorola utilisés dans les premiers modèles étaient instables par construction, en raison d'une technologie encore mal maîtrisée. Un "
Service Bulletin" Marantz de mars 1975 préconise d'ailleurs de les remplacer par un nouveau type de chez NEC (2SB600 et 2SD555) dont mon exemplaire est heureusement équipé.
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Sinon l'ampli est heureusement très sérieusement et solidement construit. Au passage le transformateur d'alimentation de 2,2KVA représente une bonne partie du poids de l'objet. Entre autres tâches, la totalité de la visserie, évidemment américaine
#6-32 x 3/8" (FT) Coarse Thread SEMS, sera remplacée en neuf, et il faudra refabriquer le harnais de fixation des quatre capas de filrage 22.000µF/100V qui a disparu (cf photos), de même que leur bus de connexion. Bref, pas tout à fait une sinécure, c'est assez habituel
avec ce genre de chantier, mais rien qui soit particulièrement effrayant ou insurmontable fors le nombre d'heures de travail plutôt conséquent.
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